Les pagodes de Xi’an
Ce matin, nous partons à la découverte des deux plus célèbres pagodes de Xi’an. Depuis le bus, je saisis au passage deux scènes documentaires, exactement comme je les aime : deux hommes transportent une vitre manifestement trop grande pour leur tricycle ; un peu plus loin, un vélo-cargo a été aménagé pour transporter des poissons vivants. Dans une circulation encore dominée par les bicyclettes, ces chargements improbables font partie du paysage.
La Grande Pagode de l’Oie sauvage
Nous commençons par le temple Da Ci’en et la Grande Pagode de l’Oie sauvage, l’un des grands symboles de l’ancienne Chang’an. Édifiée en 652 sous la direction du moine Xuanzang, elle devait abriter les textes bouddhiques et les objets sacrés qu’il avait rapportés de son long voyage en Inde. Sa silhouette massive rappelle le rôle de la ville dans la circulation des idées et des croyances le long des routes de la soie.
La Petite Pagode de l’Oie sauvage
Nous poursuivons vers le temple Jianfu et la Petite Pagode de l’Oie sauvage. Construite entre 707 et 710, elle servait elle aussi à conserver et traduire des textes bouddhiques venus d’Inde. Plus élancée que sa grande sœur, elle comptait à l’origine quinze étages. Les séismes lui ont fait perdre son sommet et deux niveaux, lui laissant cette silhouette tronquée, fragile en apparence, qui la rend si reconnaissable.
Voilà, la visite de Xi’an s’achève. J’ai bien conscience de n’avoir découvert qu’une infime partie de cette ancienne capitale. Ce n’est pas assez, bien sûr, mais c’est déjà bien. Dans l’après-midi, nous prenons l’avion pour Guilin.
Note de prise de vue. Chine, octobre 1995. Nikon F90. Pellicule : Fuji Reala 100.