Sur le marché de Tepoztlan
Sur le marché de Tepoztlan, les chapeaux sont partout. Larges, étroits, clairs ou sombres, ils protègent du soleil, mais donnent aussi à la foule une allure immédiatement reconnaissable. À eux seuls, ils suffisent presque à dire que nous sommes bien au Mexique.
Il y a des jours comme-ça où on n'a rien à se dire, ça passera certainement
Ne sont-elles pas un peu cher ces tomates?.
Vues d'ensemble du marché
Derrière le marché, la montagne reste constamment présente. Là-haut se trouve la pyramide du Tepozteco. Depuis les étals, elle paraît presque accessible. Il faudra pourtant la gagner. C'est la suite de l'histoire.
Au départ, les panneaux avertissant les visiteurs m'avaient plutôt fait sourire. Difficulté du parcours, prudence, état de santé... Tout cela me paraissait un peu excessif. À mi-chemin, je ne souriais plus du tout.
Jusqu'à ce qu'à mi-parcours j'envisage de rebrousser chemin! J'ai repris mon souffle mais de l'eau je n'en avais pas! Et puis parfois il n'y avait qu'une échelle de corde pour passer un obstacle etc... Un vrai parcours du combattant.
La pente ne laissait presque aucun répit. La chaleur pesait de plus en plus et, erreur difficilement pardonnable, je n'avais pas emporté d'eau. J'ai sérieusement envisagé de rebrousser chemin. Certains passages obligeaient à s'aider des mains, à franchir des rochers ou à utiliser une échelle. Ce qui ressemblait à une promenade avait fini par prendre des allures de parcours du combattant.
J'ai repris mon souffle et continué.
Une fois au sommet il y avait la vue, la pyramide et de l'eau... Etait-elle acheminée par hélicoptère?
Je n'étais pas le seul à profiter d'un repos bien mérité. Il fallait encore redescendre vers Tepoztlan, retrouver l'hôtel et le petit bistrot installé au coin de la rue.
La descente permettait enfin de regarder le paysage autrement. La difficulté du chemin était toujours là, mais elle n'avait plus la même importance.
La descente permettait enfin de regarder le paysage autrement. La difficulté du chemin était toujours là, mais elle n'avait plus la même importance. Elle faisait désormais partie de l'histoire.
J'ai toujours aimé les commerces de coin de rue. Ils ne cherchent pas à attirer le regard et ne figurent dans aucun guide, mais ils racontent souvent mieux une ville que les monuments que l'on est venu visiter.
Toutes les photographies ont été réalisées en juillet 1997 avec un Nikon F90 chargé en Fuji Reala. 35-70mm f2,8 et 70-210mm f2,8