13 juillet 1997 Sur le marché de Tepoztlan

Sur le marché de Tepoztlan, les chapeaux sont partout. Larges, étroits, clairs ou sombres, ils protègent du soleil, mais donnent aussi à la foule une allure immédiatement reconnaissable. À eux seuls, ils suffisent presque à dire que nous sommes bien au Mexique.

Le marché de Tepoztlan est avant tout une affaire de chapeaux.
es chapeaux, encore des chapeaux, toujours des chapeaux. Nous sommes bien au Mexique.
Deux silhouettes côte à côte. Il y a des jours où les mots semblent avoir déserté la conversation.

Il y a des jours comme-ça où on n'a rien à se dire, ça passera certainement

Ne sont-elles pas un peu cher ces tomates?.

Une cliente discute le prix des tomates avec la marchande sur le marché de Tepoztlan.
Derrière les toits de Tepoztlan apparaît la montagne du Tepozteco, prochaine étape de la journée.

Vues d'ensemble du marché

La pyramide du Tepozteco domine la vallée de Tepoztlan.

Derrière le marché, la montagne reste constamment présente. Là-haut se trouve la pyramide du Tepozteco. Depuis les étals, elle paraît presque accessible. Il faudra pourtant la gagner. C'est la suite de l'histoire.

Au départ, les panneaux avertissant les visiteurs m'avaient plutôt fait sourire. Difficulté du parcours, prudence, état de santé... Tout cela me paraissait un peu excessif. À mi-chemin, je ne souriais plus du tout.

Jusqu'à ce qu'à mi-parcours j'envisage de rebrousser chemin! J'ai repris mon souffle mais de l'eau je n'en avais pas! Et puis parfois il n'y avait qu'une échelle de corde pour passer un obstacle etc... Un vrai parcours du combattant.

Le sentier devient plus raide à l'approche du sommet du Tepozteco.
Quelques passages demandent de s'aider des mains pour poursuivre l'ascension.

La pente ne laissait presque aucun répit. La chaleur pesait de plus en plus et, erreur difficilement pardonnable, je n'avais pas emporté d'eau. J'ai sérieusement envisagé de rebrousser chemin. Certains passages obligeaient à s'aider des mains, à franchir des rochers ou à utiliser une échelle. Ce qui ressemblait à une promenade avait fini par prendre des allures de parcours du combattant.

J'ai repris mon souffle et continué.

Une fois au sommet il y avait la vue, la pyramide et de l'eau... Etait-elle acheminée par hélicoptère?

Au sommet, chacun profite d'une pause bien méritée avant la descente.

Je n'étais pas le seul à profiter d'un repos bien mérité. Il fallait encore redescendre vers Tepoztlan, retrouver l'hôtel et le petit bistrot installé au coin de la rue.

La descente permettait enfin de regarder le paysage autrement. La difficulté du chemin était toujours là, mais elle n'avait plus la même importance.

Après l'ascension, Tepoztlan se dévoile au pied des montagnes.

La descente permettait enfin de regarder le paysage autrement. La difficulté du chemin était toujours là, mais elle n'avait plus la même importance. Elle faisait désormais partie de l'histoire.

Un petit commerce de coin de rue, l'une de ces images qui racontent la vie quotidienne.
Un petit commerce de coin de rue qui sert également d'arr^te de bus.

J'ai toujours aimé les commerces de coin de rue. Ils ne cherchent pas à attirer le regard et ne figurent dans aucun guide, mais ils racontent souvent mieux une ville que les monuments que l'on est venu visiter.


Toutes les photographies ont été réalisées en juillet 1997 avec un Nikon F90 chargé en Fuji Reala. 35-70mm f2,8 et 70-210mm f2,8