Lisbonne, vingt-sept ans après
J’étais revenu à Lisbonne en 1993, mais seulement pour un passage rapide. Cette fois, vingt-sept ans après mon premier voyage, j’ai enfin l’occasion de passer tout un week-end dans la ville. Avec moi, le Nikon D100, et le souvenir d’une Lisbonne découverte en 1978.
Je retrouve certains de ses signes les plus familiers : les façades couvertes d’azulejos, les rues en pente, les tramways et leurs rails qui dessinent la ville. Les rames ont peu changé, mais Lisbonne ne se laisse pas réduire à quelques images attendues.
Les façades attirent d’abord le regard. Certaines sont décorées jusqu’à devenir de véritables surfaces graphiques ; d’autres portent les traces du temps, des transformations et de la vie quotidienne.
Le tramway reste indissociable de Lisbonne. Il ne traverse pas seulement la ville : il en souligne les courbes, les pentes et les passages étroits. Le soir, les rails continuent d’en dessiner le parcours, même lorsque les rames ont disparu.
À Lisbonne, chaque déplacement rappelle que la ville se mérite. Les rues montent, descendent, tournent brusquement. Entre les façades usées, les petits commerces poursuivent pourtant leur activité, comme ils le font depuis longtemps.
Nikon D100