De retour de Chine. Entrée par Canton, sortie par Pékin. Entre les deux, Luoyang puis Shanghai. Quatre villes, quatre atmosphères : chaud et humide à Canton, froid et couvert à Luoyang et Shanghai, et un froid beaucoup plus vif à Pékin, où les températures descendaient entre -10 et -15 °C.
J’avais aussi emporté un nouvel appareil, le Leica X1, en complément du Nikon D3. Petit, discret, équipé d’une focale fixe, il semblait particulièrement adapté à ces longues promenades. Les premières heures furent pourtant un peu déroutantes : après chaque prise de vue, l’image restait affichée cinq secondes, donnant à l’appareil une lenteur assez désespérante. Il m’a fallu découvrir qu’il ne s’agissait que d’un réglage par défaut. Une fois l’affichage supprimé, tout changeait et les prises de vue pouvaient à nouveau s’enchaîner normalement.
Le voyage ne m’a laissé que peu de temps libre. C’est finalement à Pékin que j’ai pu disposer de deux journées pour marcher sans programme précis. J’ai beaucoup parcouru le quartier de mon hôtel, dans le district de Xicheng, avant de pousser plus loin vers la vieille ville, notamment autour de la Tour de la Cloche et de la Tour du Tambour, un secteur que je connaissais encore mal. J'ai aussi passé beaucoup de temps dans le parc Beiha qui renferme la célèbre pagode blanche. Sans oublier, le soir, Jinyu Hutong.
Les repas en Chine
En Chine, les repas sont aussi un spectacle. Dans les restaurants les plus chics, les grandes tables rondes sont dressées avec une précision presque cérémonielle, autour du plateau tournant central. Ailleurs, le décor est plus modeste, la vaisselle plus simple, mais la table se couvre tout autant de plats. On commande largement, on partage tout, on goûte à plusieurs choses à la fois. Chic ou rustique, la logique reste la même : le repas occupe toute la table et devient un moment collectif à part entière.