Coimbatore : le quartier m'accueille
Je passe d'une ruelle à l'autre, attiré par une couleur, un visage ou un mouvement, mais en essayant surtout de ne pas perdre le nord. Il n'est pas question de m'égarer : ici, pas de bus, pas de métro, pas même un rickshaw à héler. Les maisons s'ouvrent directement sur la rue ; le linge, les conversations et les petits commerces composent le décor.
Au détour d'un carrefour apparaissent un minuscule temple, puis une échoppe où le quartier vient faire ses courses. Très vite, les occasions de photographier se multiplient sans que j'aie besoin de les chercher.
Je photographie presque sans reprendre souffle. Les habitants me sollicitent autant que je les sollicite : chacun veut entrer dans l'image, appeler un voisin ou recommencer la pose. En moins d'une heure, j'accumulerai 309 photographies.
Je photographie au passage ce minuscule temple sans même en connaître le nom.
Le temps passe vite, trop vite. Il est bientôt 19 heures, j'ai très chaud et je suis épuisé. Il faut retrouver le grand axe et tenter le rickshaw jusqu'à l'hôtel — encore une expérience à part entière.
Bientôt 19 heures : il faut me résoudre à rentrer. À l'hôtel m'attend un excellent dîner, généreusement arrosé de gin-tonics — une raison supplémentaire de ne pas perdre le nord tout de suite!
Photographies, juin 2012 Nikon D4 Nikkor 24-70mm f2,8