– Confidences du troisième type
Sur une terrasse de café parisienne. Elio écoute. Younes, les yeux perdus quelque part entre son vere vide et l’horizon de ses pensées, lui parle de ses nuits peuplées de cauchemars et de ces dialogues étranges avec des êtres venus d’ailleurs. « Ils me disent que la Terre n’est qu’un rêve collectif, et que nous sommes tous des voyageurs égarés… »
Elio hoche la tête, mi-amusé, mi-intrigué. Il connaît ces moments où la frontière entre réalité et imagination s’émousse.
Soudain, un homme passe devant eux, casque audio vissé sur les oreilles, indifférent au monde. « Tu vois ? " murmure Younes en le désignant du menton."" Lui, je suis certain qu’il est en contact avec eux. Il écoute leurs fréquences. » Elio sourit, mais quelque part, il se demande si Younes n’a pas raison. Après tout, dans cette ville où tout semble possible, qui peut vraiment dire ce qui est réel ?
La vie, comme cette photo, est une question de perspective. Et parfois, il suffit d’un instant de flou pour croire à l’incroyable.
Sur une terrasse de café, entre les bruits de la ville et le cliquetis des verres.
- Younes (les yeux fixés sur sa tasse, voix basse)
- - Je te jure, Elio, cette nuit encore… Ils étaient là. Ils me parlaient dans ma tête.
- Elio (sourit en jouant avec son briquet)
- - Tes extraterrestres ? Toujours les mêmes histoires… Tu devrais arrêter de regarder ces documentaires à 3h du matin.
- Younes (sérieux, presque agacé)
- - Non, écoute. C’est pas des histoires. Ils disent que nous sommes juste des… des signaux. Des rêves envoyés dans l’espace-temps.
Un homme passe devant eux, casque sur les oreilles, indifférent au monde.
- Elio (regarde l’homme s’éloigner, amusé)
- - Tiens, en voilà un, ton extraterrestre. Il capte sûrement leurs messages en ce moment même.
- Younes (souriant malgré lui)
- - Exactement. Tu vois ? Lui, il sait. Il écoute leurs fréquences.
- Elio (rit, puis devient pensif)
- - Ou alors… il écoute juste du jazz. (Un silence.) Mais bon, qui sait ? Peut-être qu’un jour, on nous prouvera que t’avais raison... Trop tard...
Younes hoche la tête, satisfait. La ville continue de bruisser autour d’eux, indifférente à leurs secrets.
Cette photo je l'ai prise en août 2024, depuis un bus vers Havre-Caumartin. Leica Q3 summilux 28mm