Arrivée à Rajganpur

Cette troisième partie du voyage nous conduit de Rajganpur et Belaphur à Tatanagar, puis, par la route, vers Chirkunda et Asansol, avant le retour à Calcutta — aujourd’hui Kolkata.

Jeudi, 6 h 30 : il est temps de se lever. Le contrôleur annonce l’arrivée dans une heure — trente minutes de retard seulement. Il repasse peu après pour nous dire que nous arrivons ! Les traînards s’agitent !
À la descente du train, surprise : ici, les gens sont emmitouflés. Cache-nez et pull-overs sont de rigueur. Il fait froid : 16 °C à 6 h du matin !

À la gare, nous sommes attendus. Direction Belaphur et la « guesthouse » d’un fournisseur, où nous ferons une halte rafraîchissement et petit-déjeuner.
Il fait déjà 18 °C, mais tout le monde semble frigorifié : « Very cold, sir! »
Le confort de l’endroit est vraiment sommaire ; j’ai l’impression de retourner à la caserne.

Le confort sommaire de la guesthouse
Une chambre au confort spartiate
Les sanitaires de la guesthouse

8 h : le petit-déjeuner est servi. Surprise ! De beaux toasts grillés à point, du café noir, de la confiture, une omelette pas trop piquante et quelques préparations indiennes nous attendent sur la nappe blanche.
9 h : il est temps d’aller à l’usine : boulot.
16 h 30 : nouveau départ, avec en perspective deux heures trente de route à la tombée du jour et au début de la nuit. J’attache ma ceinture de sécurité. La conduite est déjà acrobatique de jour ; de nuit, elle devient effrayante. Mieux vaudrait dormir, mais c’est impossible : la route tient souvent de la piste.
19 h 30 : arrivée à la « guesthouse » d’un autre fournisseur. Soulagement, celle-ci est très convenable. Excellent repas végétarien, mais mon organisme commence à faiblir sous l’assaut du poivre et du piment. Je passe une très mauvaise nuit ; en plus, un train siffle chaque fois que je retrouve le sommeil.

De Rajganpur à Tatanagar

Journée entièrement consacrée au travail dans un immense complexe industriel.

Dans l’atelier d’un vaste complexe industriel indien
Dans l’atelier d’un vaste complexe industriel indien

16 h 30 : nous quittons l’usine en voiture pour rejoindre la gare de Rajganpur, où le Kalinga Utkal Express doit nous emmener à Tatanagar pour 21 h. Le train a quarante minutes de retard. Parfait ! Cela me donne le temps d’observer la vie de la gare. Le soleil est bas, il fait très chaud. Un train arrive ; la foule massée sur les quais traverse les voies. Pendant un moment, il y a une grande agitation. Les porteurs cherchent des clients, les passagers cherchent leur wagon. Puis le calme revient. Les conversations reprennent ; parfois, une vache y prend part.

Une locomotive entre en gare de Rajganpur
Une locomotive entre en gare de Rajganpur
À la gare de Rajganpur, une famille traverse les voies
À la gare de Rajganpur, une famille traverse les voies
Une voyageuse passe devant un train à Rajganpur
Une voyageuse passe devant un train à Rajganpur
Conversation sur un banc en attendant le train
Conversation sur un banc en attendant le train
Une vache se joint à la conversation sur le quai
Une vache se joint à la conversation sur le quai
Des roussettes suspendues aux branches d’un arbre
Des roussettes suspendues aux branches d’un arbre

Notre train arrive. Il est du même type que le précédent. Bien installé, je bouquine Une certaine idée de l’Inde : ce que je lis, je viens de le ressentir, de le vivre. C’est une sensation étonnante. Je finis par somnoler un peu ; de toute façon, on ne voit rien à travers les vitres, trop abîmées.
À Tatanagar, il fait frais (16 °C) ; les gens portent force cagoules, écharpes et pull-overs.

Une chambre de l’hôtel Nataraj à Tatanagar

21 h 30 : nous arrivons le ventre creux à l’hôtel Nataraj, où je retrouve un peu de confort :-).
Vite ! Le restaurant va fermer. Après négociation, nous ferons finalement un bon dîner avec du poulet (« chicken taki »), une soupe, des légumes et même une glace à la vanille !


Long périple en voiture

Camion, vaches et feu matinal sur la route de Chirkunda
Camion, vaches et feu matinal sur la route de Chirkunda

7 h : nous sommes déjà en voiture, en route pour Chirkunda. Le trajet sera long et difficile : cinq heures au minimum pour parcourir 180 kilomètres. Cette fois, la route tient vraiment de la piste, ce qui n’empêche pas les camions et les bus de rouler à fond.
J’assiste au lever du soleil ; nous traversons de nombreux villages qui s’éveillent. J’emmagasine le maximum d’images dans ma mémoire et je prends des photos chaque fois que c’est possible, mais, entre la buée sur les vitres et les cahots de la route, la mission est difficile.

Une rue s’éveille sur la route de Chirkunda
Une rue s’éveille sur la route de Chirkunda
Collines dans la brume au lever du jour
Collines dans la brume au lever du jour
Une femme marche entre les maisons d’un village
Une femme marche entre les maisons d’un village
Une échoppe peinte aux couleurs de Coca-Cola
Une échoppe peinte aux couleurs de Coca-Cola
Maisons villageoises éclairées par le soleil matinal
Maisons villageoises éclairées par le soleil matinal
Un troupeau réuni devant un petit temple
Un troupeau réuni devant un petit temple

9 h : halte pour le petit-déjeuner à l’hôtel Chharbra. L’omelette est excellente, le thé aussi.

L’hôtel Chharbra, sur la route de Chirkunda
L’hôtel Chharbra, sur la route de Chirkunda
La salle à manger en plein air de l’hôtel Chharbra
La salle à manger en plein air de l’hôtel Chharbra
En face de l’hôtel Chharbra, un cycliste et un auto-rickshaw
En face de l’hôtel Chharbra, un cycliste et un auto-rickshaw

11 h : nous arrivons enfin à Chirkunda : le boulot nous attend.

Un bus chargé de voyageurs sur la route de Chirkunda
Un bus chargé de voyageurs sur la route de Chirkunda

18 h : il est temps de repartir pour attraper le Shatabdi Express à destination de Calcutta. La route vers la gare d’Asansol est bien meilleure, mais elle s’arrête là. Pourquoi ? « Ensuite, elle est tombée dans une mine de charbon dont personne n’a plus les plans ! » En effet, c’est une bonne raison !

Ce train possède une voiture de première classe. On nous y servira une soupe de bienvenue, puis un dîner.
Arrivée à Calcutta avec à peine de retard.
22 h 30 : check-in à l’hôtel Lytton, 14 Sudder Street, Kolkata. Au pieu sans attendre : demain, on quitte l’hôtel à 4 h du matin !


Note de prise de vue. Inde, janvier 2007. Nikon D2X et Nikon Coolpix S4.

Suite du voyage